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Révolutions Urbaines : La Smart City selon Véronique Pappe– Episode 3

La Smart City est au cœur des discussions. Mais à quoi ressemblera la ville de demain ? Quelles sont les nouveaux paris de la ville intelligente ? Primonial REIM a interrogé des experts de la Smart City pour répondre à ces questions. Dans l’épisode 3 de notre émission « Révolutions Urbaines », Véronique Pappe, Directrice France et international de Construction21, média social qui diffuse l’information autour de l’innovation du bâtiment et de la ville durable, nous donne sa vision de la ville intelligente.

 

Quel est le rôle des entreprises dans la ville durable ?

La ville durable est un sujet qui mobilise tout le monde :

  • Les collectivités au premier chef,
  • Les citoyens qui, comme tout le monde, doivent modifier leurs pratiques, comportements pour que l’on puisse atteindre l’objectif du 0 carbone en 2050 et limiter le réchauffement climatique,
  • Les institutions, très importantes aussi parce qu’elles légifèrent et peuvent orienter les investissements.

Mais les entreprises ont, elles aussi, un rôle crucial à jouer. Elles sont souvent pionnières dans le domaine et doivent partager leur solution. Sur l’immobilier, l’enjeu est évidemment du côté de la rénovation puisque chaque année seulement 1% du parc est détruit et reconstruit. Donc le neuf globalement on sait faire. Les labels et la réglementation sont passés par là et donc ont relevé très rapidement le niveau moyen du marché.

 

La rénovation des parcs immobiliers, un enjeu central ?

Dans la rénovation, on a de gros enjeux. Au niveau des bureaux, on voit que de plus en plus les villes se rénovent mais les usages changent aussi. Il y a donc un certain nombre de bureaux devenus complètement obsolètes, non seulement parce que ce sont des passoirs thermiques mais aussi parce qu’ils ne sont pas câblés comme il faut ou n’ont pas d’espace de coworking… Il y a donc des transformations lourdes qui sont en train d’être opérées et ce sont des choses que les opérateurs maitrisent assez bien.

 

A quoi ressemblera l’immobilier durable dans la ville de demain ?

L’immobilier c’est d’abord du bâtiment bien sûr mais pas que… Dans la ville durable de demain, le bâtiment tient évidemment une place essentielle mais de plus en plus les acteurs du bâtiment pensent l’échelle au-dessus. Par exemple, on ne gère plus l’énergie au niveau du bâtiment mais au niveau d’un quartier avec un réseau d’énergie qui peut produire de l’énergie renouvelable. Et donc qui peut faire du chaud, du froid ce qui veut dire que l’on n’a plus besoin de système de climatisation et que l’on peut aller chercher l’énergie soit en profondeur avec la géothermie, soit avec du soleil, soit avec de la thalassothermie, on a des exemples à Marseille.

Il y a un autre critère qui est fondamental qui est la mobilité. Aujourd’hui nos villes sont construites pour la voiture, demain il faudra qu’elle soit construite pour d’autres types de déplacement. C’est donc une mutation extrêmement difficile à faire. Il y a des enjeux en termes de consommations d’énergie des transports. On a une vraie question de qualité de l’air dans nos villes françaises. Même si nous n’en sommes pas au point de la Chine. Et puis c’est une question de se réapproprier les centres villes pour des usages plus agréables tout simplement.

 

La ville de demain, c’est…

Pour moi, la ville de demain c’est une ville verte parce qu’elle sera très végétale. Notamment dans les rues car c’est comme cela que nous aurons moins chaud dans les périodes de canicule qui vont être de plus en plus fréquentes ; mais aussi de la végétation sur les toits, que ce soient des jardins d’agrément ou espaces d’agriculture urbaine.

Et puis c’est aussi une ville où tout est facile et où les déplacements sont faciles, où l’on peut aller facilement d’un point à l’autre de la ville en utilisant différents modes de transport que ce soit la marche à pied, le vélo, le covoiturage. Tout ça doit donc prendre sa place. C’est à la fois une façon différente de dessiner la ville mais aussi de l’exploiter. Parce que si l’on veut que tout cela fonctionne bien, il faut que ce soit interconnecté et que par exemple dans son titre de transport, on puisse utiliser de façon combiné différent mode de transport et que l’on n’est pas besoin d’acheter un ticket à chaque fois.

 

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